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    Je vous remercie de m'avoir adressé votre ouvrage « Les chemins de terre » consacré à cette France composite, patrie du rationalisme avec Descartes et Voltaire, comme de la tradition, du terroir, de la vigne et des églises...

    Cette France qui, par nature, résiste à l'uniformisation de la pensée, à la modernisation déshumanisée aux chantres du « tout business ».

    Bravo et merci pour ce roman politique décapant pour la pensée unique !

    (...)

    Nicolas DUPONT-AIGNAN

    Député, président de « Debout la République ».


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    Intervention de M. Daniel COHEN

    Directeur Littéraire des éditions L'Harmattan.

     

    Mesdames et Messieurs,

     

    Je vous remercie d'être là ce soir.

     

    J'avais reçu De la France au milieu de dizaines d'autres manuscrits qui évoquent l'homme et ses troubles et, comme le dit Jean-Luc Pujo, « l'homme et sa peur », cette espèce d'émotion ontologique à la source de la civilisation et de ce qu'elle a fait : l'Histoire.

    Il est vrai que cette ode à notre pays, chant mystique d'un républicain inquiet et apaisé à la fois, tranchait nettement, non pas tant par davantage de qualités littéraires que les autres textes déclinaient, mais par un parti-pris qui n'ose plus se dire : l'amour de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la France. Il" w:st="on">la France. Il</st1:PersonName> est vrai : l'épopée gaullienne est passée à l'Histoire et le mitterrandisme à sa suite : tous deux, et selon des fortunes diverses, ont exalté la France ; or deux générations ont vu décliner, pour des raisons que par faute de temps, nous n'analyserons pas ici, moins ce substrat que son expression dans le grand roman national édifié surtout après la Révolution de 1789.

     

    Lire la suite :

    http://www.penser-la-france.asso.fr/techne2dparis.pdf


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    « Merci de m'avoir adressé ce « De la France », touchant et sensible, embrassant le pays d'un regard amoureux, évoquant aussi bien Michelet que Joseph Delteil... C'est une belle profession de foi, un acte de confiance comme écrirait Renan, mais inspiré par les paysages, les senteurs, les lumières, les pierres moussues et les toits de tuiles... Plaignons ceux qui croient que « ça n'existe plus » ! Et savourons ces bonheurs à la fois secrets et partagés. (...) »

     

    Jean-Yves AUTEXIER, Directeur de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la fondation RES PUBLICA"><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la fondation RES">la fondation RES</st1:PersonName> PUBLICA</st1:PersonName>, ancien député de Paris, ancien sénateur de Paris.


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    « (...) Avec précaution, j'ai ouvert la première page puis, sans interruption aucune, j'ai lu jusqu'à la conclusion : « ... et je compris soudain le signe heureux des dieux... il était d'espérance... La France -un jour- pareil ! »

    J'ai vu se dérouler le film douloureux et tendre de la patrie charnelle. J'ai pu ressentir combien pour Jean-Luc, le terrien, « la forêt était son poumon », combien il avait besoin des orties et des ronces pour mêler Valmy à Jérusalem, Charlemagne à De Gaulle, le druide et la fleur de gui à Durandal...J'ai mesuré l'émotion éprouvée en évoquant « le panthéisme patriotique » d'Hélène, l'institutrice de la boue, du froid et des saisons des contrées austères. J'ai dégusté la mémoire oubliée dans ces quelques lignes : « J'observais ce monde qui me devenait familier avec un intérêt presque anormal : insectes, animaux sauvages... Je guettais cette vie comme le prolongement de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la mienne. Je">la mienne. Je</st1:PersonName> pouvais rester perché sur un arbre - au sommet de la colline - dominant le village, durant des heures. »

    J'ai retrouvé l'héritage Heideggérien : « Les chemins de terre ont de bien singuliers destins. Certains s'égarent vite dans les bois ou les hautes futaies...  Le promeneur distrait glissera vers la pente facile, pour s'étonner penaud d'avoir été perdu. »

    Jean-Luc nous rappelle que la nature n'est pas une chose posée seulement vouée à <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la contemplation. C'est">la contemplation. C'est</st1:PersonName> dans la mesure où l'on aime le terre que l'on aime <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Terre. Comme Maître">la Terre. Comme Maître</st1:PersonName> Martin il couple « les chemins qui ne mènent nulle part » et « l'acheminement vers la parole » : « accepte de cheminer sur les sentiers passionnants de la pensée humaine ».

    Il faut se perdre, s'isoler hors des sentiers battus, se couper des apparences, des mondes factices, des spiritualités enivrantes pour se retrouver penseur en quête d'une réalité toujours dissimulée. Il faut fouiller, fureter, aller voir derrière, redécouvrir le sens sacré du savoir au hasard « d'une carte de géologie ou d'Histoire de la France de Vidal ».

    Je m'aperçois en écrivant que je vous parle d'une vertigineuse méditation poétique car si ce grand petit livre est une invitation à la philosophie politique, notamment à l'humanisme, l'ontologie ou l'aliénation, il nous transmet la fraîcheur de Pagnol et la profondeur d'Hölderlin. C'est la sa force surprenante et, je le crois, la source de sa durée. (...) »


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    « L'éducation nationale et la politique sacrificielle »

     

    En août dernier, un tremblement de terre a fait changer en quelques heures de configuration politique à la planète des sacrifices. Depuis 1945, la lente ascension de l'Amérique du Sud, de l'Afrique, de l'Inde et de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la Chine" w:st="on">la Chine</st1:PersonName> avaient été masquées par la guerre froide, puis par l'effondrement de l'empire soviétique, ce qui avait donné l'illusion que l'heure de diriger la planète des immolations avait sonné pour les Etats-Unis d'Amérique. La continuation de la vassalisation de l'Europe sous le joug de l'OTAN ultérieurement à la chute du mur de Berlin et à l'extinction de l'utopie marxiste avait paru confirmer cette fatalité de l'histoire théopolitique du monde. Puis, la résurrection de la nation russe et l'échec de l'encerclement de son territoire par les garnisons de prêtres du Nouveau Monde portant le heaume et le cimier d'une Europe vassalisée et dupée ont conduit à un bouleversement du rapport des forces qui a pris de court une Europe résignée, semblait-il, à demeurer placée, de génération en génération et à titre statutaire sous le sceptre sacerdotal d'un général américain.

    Aussi la question la plus décisive qui se pose désormais à l'Europe est-elle de savoir si les Ministères de l'éducation nationale du Vieux Monde donneront à la jeunesse une instruction publique en mesure d'endiguer l'assujettissement de la civilisation de la liberté aux ambitions d'une puissance étrangère. Comme les manuels scolaires actuels enseignent d'ores et déjà que l'Europe demeurera placée à titre constitutionnel sous le contrôle politique du Nouveau Monde - et cela en temps de paix comme en temps de guerre - tout le corps enseignant se rendrait complice de l'asservissement, pour un siècle entier et sans doute au delà de l'asservissement du fleuron de l'humanité aux intérêts politiques et militaires d'un autre Continent s'il en venait à légitimer dès les bancs de l'école une décapitation de l'Europe définitivement entérinée par les traités internationaux secrètement conclus ou comportant des clauses occultées entre l'Amérique et les Etats du Vieux Continent.

    Au début du XXe siècle, il existait un Code Soleil dans lequel on pouvait lire : "Morale professionnelle de l'instituteur : c'est un coin de <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> qui vous est confié. Vous allez en être l'éducateur, le moralisateur, le philosophe. De ces enfants, il vous appartient de faire des hommes. [...] Vous verrez luire dans leurs yeux le reflet d'une âme toute neuve, argile que vous pétrirez de vos mains et dont vous ferez des consciences. Sachez vous en faire aimer, vous découvrirez leur cœur. [...] Le métier d'instituteur [...] est un apostolat en ce sens qu'il tend à former des disciples d'un idéal moral." (Cité par Jean-Luc Pujo, De <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName>, Les chemins de terre, L'Harmattan, 2008, p.102)

     

    Ce qui frappe dans cette noblesse, c'est l'absence de tout regard de l'Etat sur la politique et sur l'Histoire.

     

    Lire la suite :

    http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/defis_europe/education.htm

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

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