Depuis le 24-07-2008 :
41723 visiteurs
Depuis le début du mois :
607 visiteurs
Billets :
71 billets
Service de Presse :
Contacter
L'HARMATTAN - Service Littérature
13, rue de l'Ecole-Polytechnique
75005 PARIS
01.55.42.07.75
01.55.42.05.81 (fax)
Courriel : marie-laure.raynaud@harmattan.fr
Publié par jluc Pujo à 18:54:58 dans Service de presse - Contact | Commentaires (0) | Permaliens
« (...) Avec précaution, j'ai ouvert la première page puis, sans interruption aucune, j'ai lu jusqu'à la conclusion : « ... et je compris soudain le signe heureux des dieux... il était d'espérance... La France -un jour- pareil ! »
J'ai vu se dérouler le film douloureux et tendre de la patrie charnelle. J'ai pu ressentir combien pour Jean-Luc, le terrien, « la forêt était son poumon », combien il avait besoin des orties et des ronces pour mêler Valmy à Jérusalem, Charlemagne à De Gaulle, le druide et la fleur de gui à Durandal...J'ai mesuré l'émotion éprouvée en évoquant « le panthéisme patriotique » d'Hélène, l'institutrice de la boue, du froid et des saisons des contrées austères. J'ai dégusté la mémoire oubliée dans ces quelques lignes : « J'observais ce monde qui me devenait familier avec un intérêt presque anormal : insectes, animaux sauvages... Je guettais cette vie comme le prolongement de
J'ai retrouvé l'héritage Heideggérien : « Les chemins de terre ont de bien singuliers destins. Certains s'égarent vite dans les bois ou les hautes futaies... Le promeneur distrait glissera vers la pente facile, pour s'étonner penaud d'avoir été perdu. »
Jean-Luc nous rappelle que la nature n'est pas une chose posée seulement vouée à
Il faut se perdre, s'isoler hors des sentiers battus, se couper des apparences, des mondes factices, des spiritualités enivrantes pour se retrouver penseur en quête d'une réalité toujours dissimulée. Il faut fouiller, fureter, aller voir derrière, redécouvrir le sens sacré du savoir au hasard « d'une carte de géologie ou d'Histoire de la France de Vidal ».
Je m'aperçois en écrivant que je vous parle d'une vertigineuse méditation poétique car si ce grand petit livre est une invitation à la philosophie politique, notamment à l'humanisme, l'ontologie ou l'aliénation, il nous transmet la fraîcheur de Pagnol et la profondeur d'Hölderlin. C'est la sa force surprenante et, je le crois, la source de sa durée. (...) »
Publié par jluc Pujo à 18:09:55 dans Ils en parlent ... | Commentaires (2) | Permaliens
Commentaires